Mon 1er marathon - Swiss Peak
- 19 août 2025
- 2 min de lecture
« C’est le voyage qui nous procure du bonheur, et non la destination. Ton rôle n’est pas d’aller “quelque part” mais d’être ici. »
Il y a 8 mois, j’ai franchi le pas.
Marathon de la Swiss Peak : 44,89 km - 2 225 md+ et 3 137 md-.
Je galope dans les montagnes Suisse comme un cabri des Alpes ! Je grimpe les montées comme en ski de randonnée, virage à droite, virage à gauche.
Je descends les pentes techniques sur terrain caillouteux sur la pointe des pieds.
Chaque pas, chaque mouvement doit être contrôlé pour économiser son énergie au maximum.🌸

J’accorde une écoute active constante envers mon corps.
A chaque instant, je le questionne : as-tu soif ? faim ? chaud ? froid ? Comment se déroule la digestion ? Ai-je des crampes, les doigts gonflés, la tête qui tourne ? Chaque expression de mon corps est un signe essentiel pour la gestion de ma course. Une seconde d’inattention et cela peut nous valoir l’arrêt d’une course. Une sous-alimentation ou hydratation est une diminution brutale de notre énergie et peut engendrer des chutes très facilement.
En plus d’être dans une écoute constante de mon corps, j’observe mes pensées et je tente de ne pas m’y attacher pour ne pas être distraite et manquer d’attention et créer des tensions dans mon corps. Je reste concentrée, détendue, en confiance et focus sur mon parcours.
Je vie l’instant présent intensément et je ne vois pas le temps passé, ce qui est assez fou sur 7h de course. Je prends un immense plaisir à courir sur ces petits chemins et à galoper dans la forêt. J’aime tout : montées, descentes, forêts, rochers, plats - j’ai l’impression de m’envoler à chaque enjambée … le paysage est époustouflant et la nature est si accueillante.
Je ressens l’unité avec le tout et l’alignement intérieur. Je suis dans mon élément, dans mon énergie. A aucun moment je n’ai subi ma course.
Je termine ma course accompagnée de mes amis, une énergie humaine inestimable pour terminer un parcours en beauté. Merci!
« Un guerrier n’abandonne pas ce qu’il aime, il trouve l’amour dans ce qu’il fait.
Les leçons que je tire de ce premier marathon
Être dans l'instant présent.
Ecouter son corps, il nous parle.
L'alimentation est la clé.
